retour     page     1     2     3     4     5     6     7     8   

 

Pour suivre notre périple:

http://www.turistel.cl/v2/secciones/mapas/ruteros/lagos.htm

http://www.turistel.cl/v2/secciones/mapas/ruteros/chiloe.htm

 

Une fois la route tracée, on ne peut pas ne plus poursuivre. Antoine de Saint-Exupéry

 

 

Dimanche 8 janvier 2006 11h45. Maintenant la porte s’est refermée et nous partons pour notre voyage de trois mois.

Notre départ a été salue par les amis et les collègues, jusqu’à Nice pour certains qui nous ont accompagné en vélo

pour les premiers kilomètres. 

 

          

 

Cela fait maintenant plus d’une semaine que nous sommes partis et Monaco est delà loin. Le voyage a commencé par un

contraste de températures, chaleur moite de Buenos Aires puis froid venu des montagnes enneigées toutes proches de

San Martin de los Andes. On dit ici que le froid et la neige ont persistés plus que de coutumes cette année.

 

         

 

Après vérifications des vélos et du matériel nous avons attaque notre périple par une petite mise en jambes de 20 km de

montée, aussi éprouvante pour les cuisses que pour le souffle (pour Isabelle bien sûr).

En cinq jours sur la «route les 7 lacs » nous avons rencontré soleil cuisant, vent á décorner les bœufs, pluie et gelée matinale:

en Patagonie les quatre saisons peuvent être présentes en une seule et même journée.

Mais chaque intempérie a son avantage et son inconvénient « si tu descends, tu devras remonter mais l’inverse est aussi vrai.

S’il pleut tu n’as plus la poussière mais tu as la boue ».

Ce qui est super, c’est que nous n’avons pas à choisir, c’est le temps, c’est la Patagonie qui décide pour nous.

 

         

 

Ici, les paysages sont si grandioses que l’on se sent tout petit. Mais comme nous a dit un vieil argentin rencontré sur le chemin,

« vous êtes tout petits dans cette immensité, mais même petits vous êtes grands ».C’est comme si on faisait partie de ce monde,

pédaler crée un lien physique et charnel avec ce qui nous entoure.

 

         

 

Toutes ces intempéries, tous ces efforts pour avancer nous donnent le droit au repos du soir, soit au bord du Arroyo Partido

qui se divise là à nos pieds, pour partir un bras vers l’Atlantique et l’autre vers le Pacifique, soit au bord des lacs Pichi Traful

et Correntoso dont les eaux  d’un bleu parfois turquoise virent au bleu azur à d’autres moments.

Ces haltes réparatrices nous permettent de croiser les argentins: des robinsons la hache à la mains qui attaquent les souches

de bois pour la préparation de grillades et alimenter la parilla l’inévitable barbecue national des vacances argentines.

 

          

 

Une première semaine qui se conclue par 5 jours de vélo et 265 km au compteur entre San Martin de los Andes et Bariloche,

sur la très belle route des 7 lagos .

Le moins de la semaine : les 20 km tout montée

Le plus : le steak de 450 grs du restaurant Vizcachas de Bariloche.

 

         

 

Que de kilomètre parcourus depuis ces dernières semaines !

Epuyen a été notre première étape repos après Bariloche, canoe sur le lac où nous avons pris le soleil et fait une cure de

cerises chez Sophie et Jacques deux français qui vivent là depuis des années.

 

         

 

Nous avons rechargé les batteries avant de reprendre la route comme le font les argentins par un bel asado , viandes

grillées au feu de bois et à la braise pour le dîner…

 

         

 

Nous avons repris la route vers le parc nacional Los Alerces sur un ripio (piste) parfois cassant, fait de pierres et de sable .

Isabelle finalise sont apprentissage de la conduite de vtt, où il faut louvoyer entre des cailloux, des roches et du graviers.

Les véhicules font attention à nous ce qui est fort appréciable .

 

         

 

Nous prenons le temps de nous arrêter à nouveau pour rendre une petite visite à El Abuelo, le plus vieil alerce du Chili,

2600 ans ça fait beaucoup pour un arbre, c’est pourquoi on l’appelle ici « le grand-père ».

Beaucoup d’arbres ont ici péris par les feux déclenchés par les hommes pour la déforestation et dont ils ont perdus le contrôle.

 

 

 

 

         

 

 

haut